Réseaux sociaux et environnement : Quand les communautés virtuelles deviennent éducatives
Ce lundi 26 janvier 2026, les députés de la Français étudient une proposition de loi pour interdire l’accès aux réseaux sociaux des jeunes de moins de 15 ans à partir de la rentrée scolaire de septembre 2026. Un cadre législatif pour encadrer et contrôler ce que les ados font sur les réseaux sociaux. Selon certains adolescent, ce cadre législatif est nécessaire.
« Quand je me suis inscrite, je n’avais pas 15 ans, mais 13 ans. J’ai mis la date de naissance de ma mère », témoigne une adolescente, qui explique passer trois heures par jour à regarder des vidéos sur les réseaux sociaux.
« Je suis totalement addict et je ne pourrais pas m’en passer. Mais c’est vrai que je regarde parfois des choses inutiles et, deux minutes après, je ne me souviens plus de la vidéo que je viens de regarder », raconte-t-elle.
Les vidéos qui circulent sur TikTok ou Instagram sont légères mais régulièrement problématiques. « Des fois, je tombe sur des vidéos un peu bizarres ou violentes avec beaucoup de sang », regrette l’adolescente.
« J’ai vu de la pornographie alors que je n’ai que 11 ans », témoigne un autre.
Pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, la France veut prendre exemple sur l’Australie, qui a déjà instauré cette interdiction. Objectif : barrer l’accès des jeunes aux plateformes techniquement. « Il existe de la vérification d’âge par intelligence artificielle : on va estimer l’âge de la personne par reconnaissance faciale. Il y a aussi la possibilité de télécharger des documents d’identité avec la date de naissance », explique le député Renaissance des Hauts-de-Seine Gabriel Attal, qui porte la mesure.
En Australie, le système fonctionne par un selfie vidéo et la vérification d’une pièce d’identité. Pour les associations, outre cette proposition de loi, l’enjeu est également de rendre obligatoire plus de prévention. « Pouvoir faire en sorte que, quel que soit l’âge, 13, 15 ou 16 ans, les jeunes puissent entrer dans ce monde numérique sans risque pour eux comme pour les autres », explique Samuel Comblez, psychologue à l’association e-Enfance.
Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont déjà interdits aux moins de 13 ans. Si l’interdiction aux moins de 15 ans est mise en place au 1er septembre, les plateformes auront jusqu’au 31 décembre pour supprimer les comptes des mineurs de moins de 15 ans.
Les outils de communication digitale et les médias sociaux offrent de larges possibilités d’apprendre, d’enseigner et de communiquer avec les élèves, les parents, les amis et les collègues. Ils servent à de nombreux usages, allant de l’accès aux devoirs et aux ressources pour les élèves et les parents à la mise en relation avec des communautés du monde entier a travers des plateformes, des forum et autres.
Dans un monde réseauté et universalisé, les membres utilisent Internet et les réseaux sociaux comme outils pédagogiques, y cherchant des ressources pour élaborer leurs plans de cours et des informations pour enrichir leurs pratiques d’enseignement, pour apprendre, former, informer et sensibiliser les citoyens autour des sujets d’intérêts communs. Ces outils leur offrent de nouvelles façons efficaces de collaborer et d’échanger, d’élargir leur réseau professionnel et de poursuivre leur développement professionnel.
Utilisées à bon escient, les nouvelles technologies permettent aux membres de montrer l’exemple en matière de citoyenneté numérique auprès des élèves et de dispenser les programmes d’enseignement de manière innovante et stimulante.
Pour dire vrai, les réseaux sociaux ont transformé nos interactions sociales de manière spectaculaire. Ils nous permettent de maintenir le contact avec des amis éloignés, de renforcer les liens familiaux, d’élargir votre cercle social au-delà des frontières géographiques, de vivre en communauté et d’interagir avec les citoyens du monde. Vous avez sans doute remarqué comment ces plateformes vous offrent l’opportunité de renouer avec d’anciens camarades ou de découvrir des communautés partageant vos passions. Au niveau de l’éducation, les réseaux sociaux sont des vecteurs de transmissions, de partages et d’interaction. Grâce aux réseaux sociaux, vous pouvez :
- rester informé des événements importants dans la vie de vos proches ;
- participer à des discussions enrichissantes sur divers sujets ;
- trouver du soutien émotionnel au sein de groupes spécialisés.
Cependant, il est crucial de rester vigilant face aux pièges potentiels. Les interactions virtuelles, bien que nombreuses, peuvent parfois manquer d’authenticité et ne remplacent pas les échanges en face-à-face qui nourrissent profondément notre besoin humain d’appartenance et de connexion réelle.
Rôle des réseaux sociaux dans la conscience écologique
Dans l’usage des réseaux sociaux, chaque geste pour la planète partagé et amplifié peut faire une différence. Toutes les catégories d’âges peuvent utiliser les réseaux sociaux et bénéficier des avantages qu’ils renferment. Dans le domaine écologique, les réseaux sociaux jouent un rôle crucial dans cette dynamique en éveillant les consciences. Vous avez sans doute remarqué que de nombreuses campagnes environnementales prennent vie sur ces plateformes, transformant des actions individuelles en mouvements collectifs puissants. Grâce à des hashtags mobilisateurs et à des vidéos virales, les informations sur la durabilité circulent rapidement, inspirant et éduquant une audience mondiale. L’histoire de Greta Thunberg, militante écologique suédoise est un bon exemple pour comprendre l’effet des réseaux sociaux dans la fabrication des campagne de sensibilisation des population en matière de l’environnement et du climat.
Comment les réseaux sociaux transforment les initiatives locales en phénomènes mondiaux :
- Les défis écologiques tels que le « TrashTag », où des utilisateurs partagent leurs efforts de nettoyage communautaire.
- Les influenceurs engagés qui sensibilisent leurs abonnés aux pratiques durables comme l’utilisation réduite du plastique ou le compostage domestique.
Cependant, il est essentiel de rester vigilant face aux informations erronées qui peuvent circuler. En tant qu’utilisateur, vous pouvez contribuer positivement en vérifiant vos sources et en partageant du contenu crédible. Les réseaux sociaux ne sont pas seulement un outil de communication ; ils sont une plateforme pour l’action collective et la transformation sociale. Ensemble, nous avons le pouvoir d’influencer positivement notre environnement tout en renforçant notre communauté globale.
Selon le Rapport Digital France 2023 de We are social, le nombre de français connectés à Internet atteint 92,6% de la population. Ce qui représente une hausse de 1% par rapport à 2022 ou 600 000 personnes supplémentaires, dont plus de 80,5% de ces individus sont actifs sur les réseaux sociaux.
Cette croissance du nombre d’utilisateurs et du temps passé sur les plateformes est une bonne occasion pour financer des campagne de sensibilisation a l’endroit des jeunes sur les questions environnementales. Face à aux situations d’urgence climatiques actuelles, il devient impératif d’assumer une responsabilité envers ces services numériques largement adoptés, en évaluant les impacts positifs et en minimisant leurs répercussions sur le développement de la conscience humaine.
La quête d’un réseau social éco-responsable à l’échelle mondiale se pose comme une question évidente. Comment sensibiliser les développeurs d’applications, voire les utilisateurs, à cette préoccupation ?
Les 10 applications de réseaux sociaux, ayant un fil d’actualité, les plus populaires chez les français notamment les jeunes sont :
Facebook, Instagram, LinkedIn, Pinterest, Reddit, Snapchat, TikTok, Twitch, Twitter et Youtube.
Ainsi, Greenspector a utilisé les données statistiques de We are social datant de janvier 2023 comme base pour projeter les impacts environnementaux.
Toutes ces applications ont un impact sur l’environnement. Avec des forum sociaux virtuels, la sensibilisation sur les enjeux environnementaux notamment la protection de l’environnement ou la gestion des déchets marins et terrestres peut changer des comportement et des mentalités et promouvoir un environnement sains débarrassés de tout déchets ou souillures.
Les réseaux sociaux sont devenus une partie intégrante de notre vie quotidienne. Ils sont très efficaces pour mener des campagnes de sensibilisation et d’information sur les questions sociales et environnementales. L’Etat doit saisir cette occasion pour orienter les dépenses dans la sensibilisation, la formation et l’information des jeunes sur le réchauffement climatique, la préservation de l’environnement, la gestion des déchets etc. L’éducation à l’écocitoyenneté et à l’écoresponsabilité à travers des plateformes d’éducation et les réseaux sociaux peut contribuer à améliorer la santé environnementale, réduire les catastrophes naturelles, contribuer a une meilleure gestion écologiques, des écosystèmes et de la biodiversité.