RÉUNION G7 ENVIRONNEMENT À PARIS : SIX AVANCÉES MAJEURES POUR RENFORCER L’ACTION COLLECTIVE
A l’issue de deux jours de travaux intenses du G7 Environnement, la réunion a pris fin à Paris vendredi sur une note positive avec six avancées majeures pour renforcer l’action collective.
Dans un contexte international marqué par la montée des tensions, le durcissement des rapports de force et l’affaiblissement des compromis multilatéraux, ce résultat n’était pas acquis. Il témoigne d’un choix clair porté par la présidence française : refuser l’impuissance, préserver l’unité du G7 et obtenir des avancées concrètes là où elles étaient possibles.
Alors que les négociations environnementales se heurtent aujourd’hui à des divergences croissantes, la France a assumé une ligne de responsabilité : ne pas organiser le désaccord, mais construire des convergences utiles, en tenant fermement le cap de l’action.
Les sept déclarations adoptées traduisent cette ambition et actent des avancées substantielles autour de priorités stratégiques :
- Une déclaration chapeau qui reprend l’ensemble de ces accords ;
- Sécurité et environnement : inscription au cœur de l’agenda international du lien entre désertification, dégradation des terres, raréfaction de l’eau et déstabilisation des sociétés ;
- Biodiversité et financements : lancement de l’Alliance pour le financement de la nature et des peuples, pour changer d’échelle dans la mobilisation des capitaux publics et privés ;
- Océan : avec deux déclarations, l’une avec des engagements concrets pour améliorer la gestion effective des aires marines protégées, l’autre pour intensifier la lutte contre la pêche illégale ;
- Eau et santé environnementale : renforcement de la coopération face à la pression croissante sur la ressource et aux pollutions émergentes, notamment les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (appelées « PFAS ») et les microplastiques ;
- Adaptation et résilience : mobilisation des États autour de la résilience du secteur immobilier et de la protection des territoires face aux catastrophes naturelles.
Ces résultats traduisent une conviction forte portée par la France : l’écologie est désormais au cœur des équilibres de puissance, de stabilité et de sécurité. Elle ne peut être reléguée au second plan. Elle est une condition de souveraineté, de résilience et de protection des populations.
La dynamique engagée à Paris se poursuivra à l’occasion des prochaines échéances internationales, ainsi que dans les initiatives portées par la France dans les semaines à venir, notamment sur la réduction des émissions de méthane lors d’un événement de haut niveau le 4 mai.
La France continuera d’agir pour rassembler, protéger et transformer
Pour Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature « Les résultats obtenus à Paris témoignent d’une volonté partagée de maintenir le dialogue et d’avancer ensemble, malgré un contexte international plus complexe. Avec ces sept déclarations, nous faisons le choix de solutions concrètes et d’une coopération utile, au service de la protection de nos ressources, de nos territoires et de nos concitoyens. Ce G7 Environnement constitue une étape importante vers le sommet d’Evian pour continuer à structurer une action internationale à la fois réaliste, ambitieuse et durable. »
La réunion ministérielle de Paris devrait permettre de renforcer la mobilisation collective autour de priorités claires : financer la protection de la biodiversité, préserver l’Océan, sécuriser les ressources en eau, souligner les liens entre désertification et sécurité et accroître la résilience de nos territoires comme de nos infrastructures face aux risques naturels.
Cette rencontre a permis aussi de lancer l’Alliance pour le financement de la nature et des peuples. Son ambition est de mieux coordonner les acteurs publics, privés et philanthropiques déjà engagés, de favoriser le partage de solutions efficaces et de faire émerger des projets communs au service
de la biodiversité.
À travers cette réunion, le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature entend contribuer pleinement à la dynamique de la présidence française du G7 et réaffirmer une conviction simple :
Protéger l’environnement, c’est défendre notre souveraineté, renforcer notre résilience et protéger notre prospérité.
En 2026, la France assure la présidence du G7 dans un monde fragmenté et marqué par des crises multiples : dégradation accélérée des écosystèmes, effondrement de la biodiversité, aggravation de la pollution, multiplication des catastrophes naturelles et événements climatiques extrêmes.
Face à ces défis, la réunion des ministres de l’Environnement du G7 constitue un espace privilégié d’échanges pour faire émerger des solutions concrètes, renforcer l’action environnementale internationale et promouvoir des initiatives innovantes. Dans le cadre de la présidence française du G7, la filière environnement est coordonnée par le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature qui pilote les échanges et initiatives portés dans ce cadre, en lien avec les administrations et partenaires concernés. La présidence française entend faire de ce cycle de travail l’occasion de :
- produire des résultats concrets et opérationnels ;
- favoriser le partage de bonnes pratiques ;
- mobiliser les partenaires ;
- renforcer l’action multilatérale dans le cadre de l’agenda international environnemental de l’année 2026 ;
- et démontrer que la préservation de l’environnement est un enjeu de souveraineté, de résilience et de prospérité.
La réunion ministérielle du G7 dédiée à l’environnement des 23 et 24 avril 2026 à Paris, constituera un moment clé pour porter ces ambitions.
Depuis sa création, le G7 joue un rôle moteur dans la promotion des politiques environnementales.
Le Groupe réunit :
- l’Allemagne
- le Canada
- les États Unis
- la France
- l’Italie
- le Japon
- le Royaume-Uni
- l’Union européenne
La présidence française s’inscrit dans la continuité des travaux engagés par les précédentes présidences et des coalitions existantes du G7.
LE G7 ENVIRONNEMENT
RENFORCER LA COOPÉRATION EN FAVEUR DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE
La présidence française a décidé d’ouvrir les travaux du G7 Environnement à des pays partenaires :
- l’Arménie (présidence montante de la COP17 de la convention sur la diversité biologique)
- l’Australie (présidence montante des négociations de la COP31 climat)
- le Brésil (pays partenaire invité au Sommet des leaders du G7, Évian)
- la Corée du Sud (pays partenaire invité au Sommet des leaders G7, Évian)
- l’Inde (pays partenaire invité au Sommet des leaders G7, Evian)
- la Mongolie (présidence montante de la COP17 sur la lutte contre la désertification)
- le Kenya (pays partenaire invité au Sommet des leaders G7, Évian)
- la Turquie (présidence montante de la COP31 climat)
LA PRÉSIDENCE FRANÇAISE DU G7, UNE AMBITION POUR LA PLANÈTE
Plusieurs échéances majeures sont prévues, notamment :
Le Groupe réunit
- la 17e Conférence des Parties sur la lutte contre la désertification (COP17) à Oulan-Bator, en Mongolie, du 17 au 28 août 2026 ;
- la 17e Conférence des Parties sur la diversité biologique (COP17) à Erevan, en Arménie, du 18 au 30 octobre 2026 ;
- la 31e Conférence des Parties sur le climat (COP31) à Antalya, en Turquie, du 9 novembre au 20 novembre 2026 ;
- la Conférence des Nations unies sur l’eau du 2 au 4 décembre 2026 à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis ;
- la préparation de la première COP de l’accord sur la biodiversité marine au-delà des juridictions nationales (dit «Accord BNNJ») ;
- la reprise attendue des négociations pour mettre fin à la pollution plastique.
Dans ce contexte, la France souhaite utiliser la dynamique du G7 pour :
- favoriser et accélérer la mise en œuvre des engagements existants ;
- soutenir les innovations et les partenariats multi-acteurs ;
- engager des États partenaires sur l’action collective.
En accueillant la réunion ministérielle du G7 Environnement à Paris, la France réaffirme son engagement en faveur de :
- la protection de la biodiversité ;
- la préservation de l’Océan ;
- la résilience face aux catastrophes naturelles ;
- la gestion durable des ressources en eau ;
- la lutte contre la désertification et ses effets sur la sécurité.
Cette réunion du G7 Environnement de Paris entend démontrer que la coopération internationale peut produire des solutions concrètes au service des citoyens, des territoires et de la planète.
Cette réunion ministérielle placée sous le signe de l’écoconception. Dans le cadre de l’organisation du G7 Environnement, le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature s’est doté d’une charte d’écoconception destinée à réduire l’empreinte environnementale de l’événement. Cette charte prévoit notamment :
la réduction des déchets, la limitation des supports à usage unique, une alimentation plus responsable, privilégiant des produits de saison, issus autant que possible de filières locales et durables et la mise en place de dispositifs de tri et de valorisation.
Cette démarche s’inscrit dans l’ambition plus large portée par l’organisation du sommet du G7, qui bénéficie d’une certification ISO 20121, norme internationale de référence en matière de management responsable des événements. Elle traduit la volonté de la France d’intégrer pleinement les enjeux de durabilité dans la préparation et la tenue des rencontres internationales.