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La protection marine en Antarctique : Un défi pour l’humanité

La protection marine en Antarctique : Un défi pour l’humanité
  • Publishedmai 1, 2026

La création des aires marines protégées en Antarctique s’impose comme une nécessité. Elle est le fruit de multiples tractations diplomatiques, de coopérations et de relations internationales. En marge de la réunion ministérielle du G7 Environnement, Catherine Chabaud, ministre chargée de la Mer et de la Pêche, a présidé, vendredi 24 avril 2026, un dialogue informel sur la protection marine en Antarctique, en présence d’Antarctica 2030, un mouvement mondial réunissant des personnalités issues du monde du sport, de la politique, des affaires, des médias et des sciences afin de défendre la protection de l’océan Austral, autour de l’Antarctique.

La France, en tant que leader reconnu en matière de protection de l’océan, a ainsi souhaité mettre à profit sa présidence du G7 pour organiser un petit-déjeuner de travail consacré aux aires marines protégées (AMP) de l’océan Austral. Ce temps d’échange informel a rassemblé une dizaine de délégations étrangères (la France, le Canada, l’Allemagne, la Corée du Sud, le Japon, l’Italie, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l’Union européenne, et le Brésil) afin d’explorer les opportunités liées à la création de nouvelles aires marines protégées dans l’océan Austral par la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR). Pascal Lamy et Geneviève Pons, vice-présidents d’Antarctica 2030, un mouvement mondial réunissant des personnalités issues du monde du sport, de la politique, des affaires, des médias et des sciences afin de défendre la protection de l’océan Austral, autour de l’Antarctique, ont pu présenter les perspectives de la société civile.

L’Antarctique, un continent dédié à la paix et à la coopération scientifique, offre aux pays une occasion rare de faire progresser de nouvelles mesures essentielles de protection de l’océan grâce au multilatéralisme et à la collaboration. 

La protection de l’environnement en Antarctique a été l’un des principaux thèmes de la coopération entre les Parties au Traité sur l’Antarctique. En 1964, la RCTA a adopté les mesures convenues pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique, qui ont jeté les fondements d’un système réglementaire doté de règles générales et de règlements spécifiques assurant une protection additionnelle dans les zones spécialement protégées. Durant les années qui ont suivi, la RCTA a adopté un certain nombre de recommandations sur différentes questions afin d’élargir, de compléter et de renforcer la protection de l’environnement en Antarctique.

Une nouvelle étape a été franchie avec la signature à Madrid le 4 octobre 1991 du Protocole au Traité sur l’Antarctique relatif à la protection de l’environnement. En signant le Protocole, les Parties contractantes Parties “s’engagent à assurer la protection globale de l’environnement en Antarctique et des écosystèmes dépendants et associés et (…) désigner l’Antarctique comme réserve naturelle, consacrée à la paix et à la science”. Le Protocole relatif à la protection de l’environnement interdit toute activité relative aux ressources minérales, autre que la recherche scientifique.

Les changements climatiques et l’environnement en Antarctique

Le SCAR a publié en 2009 un rapport détaillé sur les changements climatiques en Antarctique, rapport à la rédaction duquel ont contribué une centaine de scientifiques de treize pays. Depuis lors, le SCAR a présenté des mises à jour annuelles à la Réunion consultative du Traité sur l’Antarctique.

« L’océan Austral pourrait être le premier bassin océanique où l’objectif du 30 par 30 fixé par l’accord de Kunming-Montréal sera atteint. Il est temps de faire preuve d’un véritable leadership et de nous unir pour notre planète, pour la paix et pour l’humanité. » ont déclaré Geneviève Pons et Pascal Lamy, vice-présidents d’Antarctica 2030.

La Ministre française déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, « souhaite mettre à accélérer la création de nouvelles aires marines protégées dans l’océan Austral, qui joue un rôle irremplaçable dans la régulation du climat et la préservation de la biodiversité. » 

Cette réunion d’une dizaine de pays du G7 pour un temps d’échange informel sur la protection marine en Antarctique et l’adoption de deux déclarations lors de la session du G7 Environnement consacrée à l’océan ont confirmé que l’océan est un enjeu de multilatéralisme. La France, en tant que présidente du G7 et acteur historique de la CCAMLR entend renouer le dialogue et promouvoir la création des nouvelles aires protégées dans l’océan austral.

Written By
Mamadou Alimou BAH

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